Quand Lucie Nicaud nous montre ce que "oser" veut vraiment dire
Tu connais cette petite voix dans ta tête qui te dit : « Est-ce que je fais vraiment bien mon travail ? » ou « Est-ce que j’ai vraiment le droit de proposer ça ? »
Bienvenue au club du syndrome de l’imposteur. En tant que psychomotriciens, ergothérapeutes, psys ou pros de la petite enfance, on y est presque tous passés (ou on y est encore). Cette sensation de ne jamais en faire assez, de ne pas être assez légitime pour innover, pour sortir du cadre, pour proposer quelque chose de vraiment nous.
Et Lucie, c’est… tout l’inverse.
Du marketing au Pilates Flow : le parcours de celle qui ose
Ancienne cadre marketing devenue professeure de Pilates, Lucie a osé inventer sa propre méthode : le « Pilates Flow ». Elle mélange danse, sophrologie, travail émotionnel, et elle ne s’excuse de rien. Elle assume, elle expérimente, elle hybride. Et surtout : elle rayonne.
Dans le dernier épisode de mon podcast Trouve ton Mouv’, elle nous raconte ce parcours inspirant, et franchement… ça fait du bien d’écouter quelqu’un qui ose à ce point-là. Pas par arrogance, mais par une confiance profonde dans ce qu’elle ressent et ce qu’elle transmet.
La « symphonie des émotions » : quand le corps devient langage
L’un des moments les plus puissants de notre échange, c’est quand Lucie parle de ses ateliers sur les émotions.
Imagine : une playlist qui va de Nina Simone à Lady Gaga, des yeux fermés pour couper le jugement extérieur, et des corps qui traversent la colère, la joie, la nostalgie par le mouvement. Cette bulle protectrice qu’elle crée, tu la reconnais, non ? C’est celle qu’on cherche à offrir à chaque séance.
Son insight précieux ? Fermer les yeux permet de se couper du regard des autres pour se reconnecter à sa propre « bulle ». Une technique qu’on utilise souvent en psychomotricité pour favoriser l’investissement corporel et l’authenticité du geste.
Mais Lucie va plus loin. Elle crée de véritables voyages émotionnels où le mouvement devient le fil conducteur de l’expression. Pas de jugement, pas de « bon » ou « mauvais » geste. Juste l’autorisation d’être pleinement soi.
L’hybridation comme réponse à la complexité humaine
Là où beaucoup d’entre nous doutons de notre légitimité à mélanger les approches, Lucie en fait sa force.
Elle intervient auprès de publics très divers :
- Des jeunes en situation de handicap (EEAP), où elle observe des progrès incroyables en termes de confiance en soi grâce à l’ajustement tonico-émotionnel
- Des seniors en gym douce
- Même des hommes en entreprise qui n’ont jamais osé bouger
Et dans chaque contexte, elle adapte, elle ajuste, elle crée. Pas selon un protocole rigide, mais selon ce qui émerge dans l’instant. Selon les besoins de la personne en face d’elle.
Et c’est exactement ce qu’on fait dans nos métiers, non ? On adapte en permanence. On hybride nos connaissances. On crée des ponts entre différentes approches pour répondre à la singularité de chaque personne.
Alors pourquoi on doute autant ?
Ce que Lucie a compris (et qu’on gagnerait à intégrer
Ce qui me fascine chez Lucie, ce n’est pas qu’elle soit parfaite ou qu’elle ait tout compris. C’est sa posture.
Là où nous, on se demande si on en fait assez, si on est légitime, si on peut vraiment proposer quelque chose de différent… elle, elle fonce. Elle crée. Elle ajuste. Elle fait confiance à son intuition professionnelle.
Et tu sais quoi ? Ça marche.
Parce qu’elle reste ancrée dans une vraie rigueur technique, tout en s’autorisant la créativité. Parce qu’elle ne trahit pas ses fondamentaux, elle les enrichit. Parce qu’elle écoute profondément ce qui se passe dans le corps de ses élèves.
Elle incarne cette permission qu’on attend tous : celle d’oser être pleinement nous-mêmes dans notre pratique.
Prendre soin de soi pour mieux accompagner
Un autre point essentiel de notre échange : la posture du praticien.
Lucie aborde un sujet qu’on évoque trop peu dans nos professions : comment se protéger soi-même ? Comment ne pas se vider émotionnellement ? Comment rester dans le flux de transmission plutôt que dans la soustraction ?
Elle partage ses rituels de « nettoyage » énergétique après les séances. Pas dans une approche ésotérique, mais bien dans une conscience aiguë que notre corps, notre posture physique, notre ancrage sont les premiers outils de notre pratique.
Si on ne prend pas soin de notre propre mouvement, comment peut-on accompagner celui des autres ?
Et toi, où en es-tu avec ton Flow ?
Cet épisode, c’est comme une permission. Une permission d’oser, d’hybrider, de faire confiance à ce qui vibre en toi. Un rappel que notre métier est vivant, créatif, et qu’il a le droit d’évoluer avec nous.
Et surtout : un exemple brillant de ce que ça donne quand on se libère du syndrome de l’imposteur pour embrasser pleinement sa pratique.
Alors je te pose la question : et si tu t’autorisais à créer ta propre « méthode » ? Pas pour révolutionner le monde, mais simplement pour honorer ce qui fait ta singularité professionnelle. Ce mélange unique de tes formations, de ton vécu, de ta sensibilité.
🎙️ Écoute l’épisode complet avec Lucie Nicaud sur Trouve ton Mouv’ et laisse-toi inspirer par son parcours.
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